10 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

Le sanctuaire

Nemeton

mercurius - Copie - Copie - Copie

Le sanctuaire est un espace sacré que l’on appelle un Nemeton, mot signifiant sacré. Lequel mot se dit Nevet en breton et naomh en gaelique. Le sanctuaire est aussi un espace céleste, on appelle le ciel Nemos, aussi le nomme t’on Nenv en breton, nef ou nefoedd en gallois, neamh en irlandais et gaelique.

Il s’agit généralement d’un espace carré au centre duquel est délimité ou creusé un carré plus petit, lequel reçoit les offrandes. On nomme l’offrande Adberto, lequel mot signifie également sacrifice. Car on offre ce que nous voyons de plus précieux à nos yeux, et il n’est bien sûr pas permi de reprendre ce qui a été donné en offrande. Ce même mot Adberto se dit aberth en gallois et iobairt en irlandais et gaelique. Il peut être offert du vin, de la nourriture, galette, pain, graines…Dans les temps anciens, il était sacrifié un animal fermier ou pastoral, cela ne se pratique plus ou à titre fictif. Les sacrifices humains n’existaient déjà plus au temps de Pomponius Mela, selon ses propres dires. En effet, celui-ci écrit au livre III chapitre II « Elle est habitée par des peuples fiers, superstitieux, et autrefois si barbares, qu’ils regardaient les sacrifices, humains, comme le genre d’holocauste le plus efficace et le plus agréable aux dieux. Cette coutume abominable n’existe plus« . Il est probable que les réformes de l’empereur Claudius dans les Gaules aient pu abolir ces pratiques.

Le sanctuaire peut s’élever en temple ou être simplement délimité au sol. Il peut comporter un autel, de préférence placé à l’est, car nous prions face au soleil levant. Et cet autel recevra les encens, l’eau, le feu, les ex-voto…

Le sanctuaire est généralement dédié à une ou plusieurs divinités. Il est d’usage, dans le paganisme celtique, que un dieu soit accompagné d’une déesse, ou que une déesse soit accompagné d’un dieu, ils sont nommés parèdres. Il en fut ainsi pour Sirona et Grannos, Mercurio Cissonius et Rosmerta, Nantosuelte et Sucellos.

Le sanctuaire est placé en direction de l’est, que l’on nomme Are dont le mot signifie « devant ». L’est se nomme aussi Areteros, en breton reter et en irlandais oirthear. Le nord est à gauche et est appelé Touto, en gaelique tuath et en irlandais thuaidh. En breton, le mot kleiz indique à la fois le nord et la gauche. Le sud est à droite, il est appelé Dexsiuo. En irlandais et gaelique, on nomme le sud dheas et la droite dheis. Enfin, l’ouest est appelé Eria, en gaelique iar et en irlandais iarthair. L’ouest est derrière soi.

Cette conception de placer le sud favorable à droite et le nord sinistre à gauche semble communs à d’autres civilisations antiques. En effet, lorsque Tite Live décrit l’election du roi romain Numa, il écrit au livre II (2) chapitre XVIII (18) « il traça en idée des limites imaginaires à l’espace compris centre l’Orient et l’Occident, plaçant la droite au midi et la gauche au nord; puis, aussi loin que sa vue pouvait s’étendre, il désigna, en face de lui, un point imaginaire« .

Le référent spirituel est appelé Druide, dont le mot signifie intermédiaire entre les dieux et les humains. En gallois, le mot Drwy signifie « par le biais de, au travers de ». Il est alors Dui Dea, Drui Deo, Drui Deus. Une femme peut aussi être druide, et les qualités spirituelles de la femme ont toujours été reconnus chez les païens.

Biensûr, les païens ne puis être composés uniquement de druides ou chefs religieux. Il est aussi les croyants et les pratiquants, comme il en était aussi jadis. Ces derniers peuvent aussi effectuer des rites dans le Nemeton. Un croyant ou pratiquant est appelé Credimaros, et Credimara pour une femme. Le croyant est appelé crediniwr en gallois et credim en irlandais. Nous ne parlons pas ici de druidisme, nous parlons seulement de croyance. La croyance est appelé Kredenn en breton et creideamh en irlandais. En celtique ancien, on la nomme Credima.

Il est aussi un autre terme guère utilisé, celui de Credo-Uiros, l’homme qui croit, le croyant. En Breton Kredour, en gallois Credwr. Cependant, ces mots peuvent découler du mot latin Credo signifiant « je crois ». Les langues insulaires ont probablement été influencés par le latin.

Il est deux autres fonctions bien connues, celles de Vate et de Barde. De nos jours, le vate a tout autant le rôle de devin que de guérisseur. Le barde transmet les chant celtiques traditionnels ainsi que de pratiquer d’autres arts.

On peut donner la traduction de Barde par le mot gallois Bardd, lequel signifie poète. 

Fanum

Si les sanctuaires celtiques eurent un espace extérieur réservé aux rituels, et un espace interne réservé à la divinité, cette configuration prit les noms romains de Cella et de Pronaos lorsque ces sanctuaires devinrent des Fanum, soit des temple gallo-romains.  Le pronaos est l’espace qui accueil les officiants, tandis que la Cella est l’espace de la divinité qui reçoit les offrandes. Cependant, le temple romain était composé de deux pièces accolées tandis que le temple celtique était composé de deux pièces l’une dans l’autre. L’espace publique à l’entrée d’un temple grec se nommait aussi un pronnaos, tandis que l’espace sacré était la cella ou le naos.

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On appelle aussi Péribole le périmètre délimitant le temple gallo-romain. Temenos la partie sacrée, la cour du temple. Galerie, la partie du temple qui entoure la cella, et dans laquelle galerie les croyants déambulent autour de la cella et déposent leurs offrandes. La cella est l’espace sacrée tout au centre du temple, elle contient la statue ou représentation de la divinité, des parèdres, des divinités. Dans les fanums, l’entrée est orientée à l’est de manière à ce qu’elle reçoive les premiers rayons du soleil.

 

 

 

 

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