07 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

Les fêtes celtiques

fête 2

On compte près de cinq fêtes celtiques parmi les plus importantes, elles sont relevées des plaques du calendrier lunaire de Coligny.  Chaque mois débute au sixième jours de la lune, soit le premier quartier de la lune. Puis, au bout du quinzième jour, ce même mois recompte les jours à partir du dernier quartier de la lune, appelé Atenoux.

Il est un différent concernant la date du commencement de l’année, au mois de Samonios, mois signifiant été. Pour certains, il est la fin de l’été et se situe environs vers novembre, pour d’autre il se situe vraiment en été soit le mois de juin. Mais cela ne change rien, et les païens d’aujourd’hui auront plutôt tendance à célébrer Samonios vers novembre. Le plus important réside dans le rite correspondant à des périodes de l’année rythmées par les récoltes, la saison claire et la saison sombre, et non dans le nom du mois. Il est communément admis de débuter la saison sombre durant les trois nuits de Samonios, et la saison claire durant la pleine lune de Giamonios.

 

Ces fêtes sont toutes lunaires et se déroulent surtout au cours de la saison claire :

 

Tri Noct Samonios, Tri noux Samon, les trois nuits de Samonios. Elles débutent au mois de Samonios, au deuxième jours après le dernier quartier de lune, et durent trois jours. Cette date est considérée comme étant le passage de la période claire à la période sombre. C’est aussi la fin des récoltes. Par ailleurs, ce passage est aussi l’occasion d’honorer les défunts par un banquet funéraire, dont une partie et mangé par les convives et une autre partie jetée au sol, sur le dumnos. Car le dumnos, donnant vie à tout ce qui sort de terre, est aussi le séjour des défunts et le monde où réside le Dis Pater, le père des richesses. Cernunnos est honoré comme les spartes honoraient apollon karneios durant la fête de karneia à la même période, ainsi que Herecura qui est équivalente à Proserpine et Persephone. Elle est également connue sous le nom de Samain en référence à l’Irlande.

 

Ambiuolcato, cette fête est placée au quatrième jour avant Atenoux au mois de Anagantio, dont l’inscription d’origine est Ociomu Riuri. Cette date est vue aujourd’hui comme une analogie à la célébration de Imbolc, qui est une fête de purification. A cette date est convié à chacun de se purifier dans les rivières, ruisseaux, ou de s’en asperger d’eau.

 

Tiocobrextio Giamonios, cette fête a lieu le jour de la pleine lune du mois de Giamonios. C’est le retour de la période sombre à la période claire. Les spartes célébraient à ce moment là les hyacinthies. Elle est ordinairement connu sous le nom de Beltaine, en référence à l’Irlande, ou encore Belotennia. Durant cette lune est célébrée le retour de Herecura, déesse des saisons et liée au monde souterrain. Elle apporte la saison claire.

 

Tiocobrextio Simiuisonnios, cette fête a lieu le jour de la pleine lune du mois de Simiuis. A ce moment là, le soleil est alors à son zenith.

 

Tiocobrexto Elembiuios, cette fête a lieu le jour de la pleine lune du mois de Elembiu. Elle annonce les premières récoltes, des champs mais aussi des fruits. Cette pleine lune se situe au milieu de la saison claire, qui est alors à son paroxysme. A cette période se déroulaient de grands rassemblements tels ceux du sanctuaire des trois Gaules à Lugdunum, aujourd’hui Lyon. Cette fête est ordinairement connue sous le nom de Lughnassad en référence à l’Irlande, Lugunaissatis, et Lammas. Lugh étant une manière indirecte de désigner Mercure, les parèdres Mercure et Rosmerta sont honorés. Tailthiu, mêre adoptive de Lugh, ayant laissée la vie pour avoir défriché une forêt afin de permettre l’agriculture, fut honoré par Lugh par la fête de Lughnassad. Tailthiu peut aussi être associée à Rosmerta comme Lugh est associé à Mercurio Cissonius. Ainsi, durant la pleine lune du mois de Elembiuios, au milieu de la saison claire, sont célébrés Rosmerta et Cissonius.

 

Tiocobrextio Cantlos, cette fête a lieu au dernier quartier de lune du mois de Cantlos, c’est à dire durant Atenoux. Si les récoltes sont bonnes, on s’en réjouit. On remercie le sol de ses dons. On nomme aussi cette periode Diolcatoi, du gallois et breton Diolch signifiant merci.

A ce moment, on peut remercier toutes les divinités, Taranis dieu céleste pour la pluie, la chaleur, le soleil et la force. Rosmerta déesse prodigue de la terre nourricière ayant apporté les fruits des bois et les moissons des champs. Sirona et Grannos pour les sources. Cissonius le dieu protecteur entre le monde noir et le vivant. Soit, ceux et celles dont on souhaite rendre hommage.

 

Quelque soit le nom du mois, il faut se rappeler ceci. Les anciens aimant les métaphore, cela a fondé les mythes, mais toujours avec beaucoup de logique.

Dans les mythes greco-romains, et probablement celtique, le dieu du monde souterrain est frère du dieu céleste, le tonnerre. Le dieu du monde souterrain et père des richesses eut enlevé la fille du dieu céleste et père des dieux et déesses, et laquelle est la déesse des saisons. Et la mère de la déesse des saisons, soit la déesse de la terre, est l’épouse du dieu du Ciel. Aussi, la déesse des saison passe six mois de l’année dans le monde souterrain auprès du père des richesses, et revient durant six mois de l’année auprès de son père le dieu céleste, période durant laquelle elle fait fleurir le sol et les arbres, et pousser les fruits.

Il est question en Grèce de Coré, ou Perséphone, fille de Zeus et de demeter, enlevée par Hades et devenue son épouse. A Rome est évoqué Proserpine, fille de Jupiter et de ceres, enlevée par Pluton et devenue son épouse. Par conséquent Taranis est le tonnerre et dieu céleste, frère de Cernunnos père des richesses et dieu du monde souterrain, le dumnos. Herecura, fille du ciel, est épouse du père des richesses reignant dans le monde souterrain, le Dumnos, le monde noir. Alors, au passage de la période claire à la période sombre, Herecura retourne dans le Dumnos pour rejoindre Cernunnos. Puis, lors du passage de la période sombre à la période claire, elle revient et rejoint son père Taranis, sa mêre Rosmerta, et la déesse des richesses prodigue ses dons dans les champs ou les bois.

Rosmerta la prodigue, clairement identifiable à travers Maia et mercure, ou Maia et Hermès, pourrait aussi être un équivalent des déesses Ceres pour les romains et Demeter pour les grecs.

Lorsque Herecura rejoint le monde souterrain à la fin des récoltes, les défunts sont honorés par un banquet funéraire. Lorsque Herecura revient auprès de la terre et du ciel, on se réjouit de son retour et c’est le début des semis.

Lorsque le soleil est à son zénith, les honneurs reviennent au maître du ciel, Taranis, la pluie, le soleil, le tonnerre. Le chêne, arbre du dieu tonnerre, est à l’honneur.

Aux premières récoltes, on souhaite l’abondance, on donne l’Adberto, les offrandes. Les prières reviennent la prodigue, la terre nourricière, Rosmerta, ainsi qu’à Mercurio. Mais on honore aussi le Dumnos, d’où émerge toute vie et toute plante.

Lorsque la récolte est bonne, la joie pousse au festin, banquet et à la fête. Les remerciements reviennent à Rosmerta et Mercurio, ainsi que le Dumnos, le ciel, et la déesse ds saisons, fille du ciel et de la terre, épouse du père des richesses. On remercie aussi avec des offrandes.

 

 

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