27 février 2018 ~ 4 Commentaires

Credimaros, Credima

En dehors des fonctions sacerdotales de Druide, barde ou Vate, il est une appellation nommant les croyants, ils sont Credimaroi. On dit Credimaros pour un homme et Credimara pour une femme. Ce mot provient de l’Irlandais Credim, ainsi que du gallois Crediniwr. Cependant, et bien que le mot ne soit guère utilisé, le croyant peut se nommer Credo-uiros, l’homme qui croit, mot se disant Kredour en Breton et Credwr en Gallois.

Les credimaroi ne sont pas soumis aux règles druidiques mais ils observent les célébrations et honorent les divinités de leur propre volonté. Le druide est le représentant religieux, il peut être un référent spirituel et avoir pour rôle de conseiller et de guider.

La spiritualité celtique ancienne est nommée Credima, mot signifiant la croyance, il se dit Kredenn en Breton et Creideamh en Irlandais. Le mot druidisme n’est point utilisé car il signifierait la religion des druides. Or La croyance concerne également les credimaroi pour lesquels les druides sont les représentants spirituels, et auxquels les bardes et les vates complètent les fonctions sacerdotales. Les Credimaroi peuvent un jour aspirer à entrer dans le sacerdoce mais ils n’en sont pas obligés, ils sont libres de leurs actes. Ils peuvent même renoncer à leur devoir sans demander de comptes.

4 Réponses à “Credimaros, Credima”

  1. Veigsidhe Karvgwenn 16 octobre 2018 à 18 h 01 min

    Merci beaucoup pour votre réponse. Oui je comprend ça me permet de remettre les chose en place alors.
    Après en Anglais il n’y a pas d’équivalence. Mais pour Païen on dit plutôt « Heathen ».
    J’y vous plus claire. En fait Credimaros est donc un autre terme pour dire Païen.

    • paganismeceltique 17 octobre 2018 à 16 h 35 min

      Oui, le mot credimaros et credima sont des mots reconstruits à partir de mots bretons et insulaires moderne, et désignant le païen spécifiquement propre à la civilisation celte. Je présente ici en particulier des traits de la région gravitant autour de Hallstatt, des Alpes, comprenant les passages vers le Rhône, le Rhin et le Danube. Soit reliant les celtes aux grecs depuis le début de l’âge du fer. Mais je comprends qu’il puisse exister des approches diversifiées, notamment si l’on se rapproche de la Grande Bretagne et l’Irlande. Il existe des diversités païennes, encore aujourd’hui, toutes constituant chaque mosaïques de notre si vaste continent, et toutes se devant respect et union.

  2. Veigsidhe Karvwenn 17 septembre 2018 à 1 h 13 min

    Bonjour article intéressent mais pourrait on avoir plus d’information, peut être plus sur l’étymologie du mot en « Gaulois » reconstituer, parce que le terme Creideamh en Gaélique vient de l’Eglise Catholique Irlandaise. (pour avoir étudier l’irlandais) Creideamh = « Faith » (la foi) et on le retrouve dans l’expression « creidimh a bheith agat » (avoir la foi) c’est quelque chose qui ne vient pas du Druidisme mais du Christianisme, certes celtique, mais du Christianisme quand même. De plus je me perfectionne en Breton, je prend des cours du soir a St Thégonnec et le terme kredenn vient quand a lui du Breton « kemmañ kredenn » alors ce n’est pas quelque chose qui me surprend, ce n’est pas la premier fois que les Druides New Ageux nous invente un machin farfelu et tente ensuite de nous le faire passer pour séculaire. Bon ça marche avec les simple d’esprit hélas.
    Les Druides Anglais n’utilise pas ce terme, on est tous druide du moment qu’on pratique le druidisme. (j’ai peut être ma réponse, ceci explique cela)
    Mais je me demande si le terme Credimaroi est vraiment new age ou si il y a quelque chose de plus ancien en dessous, ce serai possible, comme le Français a précéder des langues vernaculaire de nos territoires Français. En tant que philologue je me pose la question???

    • Merci Veigsidhe Karvwenn pour vos observations.
      Pour être tout à fait sincère, j’ai utilisé l’outil de translate.google.fr ou de Freelang. Je sais que de part votre famille et votre lignée vous connaissez d’avantage le monde insulaire.
      Les mots credimaros et Credima ont été reconstitués d’après les mots Kredenn et credeamh, à ma connaissance il n’y a aucune épigraphe ancienne mentionnant le mot credimaros. J’ignorais tout à fait au sujet des mots bretons, gaéliques et irlandais, qu’il s’agisse déjà de mots récents dans l’histoire insulaire chrétienne. Les mots credimaros et credimara ainsi reconstruits ont pour fonction de reconnaître la qualité de païen à une personne ne faisant point partie d’un sacerdoce. Car comme aux temps passés, les paysans pratiquaient les rituels et observaient la piété sans être druides, mais le druide était le représentant spirituel des hameaux. Si toutefois les anglais considèrent les paiens comme étant druides de par la pratique, cela règle la question, tandis qu’en France il était demandé au participant de devenir mabinogion pour être reconnu dans une clairière, c’est à dire d’entamer un parcours dans le sacerdoce. Certains rituels en France excluent aussi les paiens qui ne sont pas druides, et lesquels paîens non membres du sacerdoce suivent le rituels en dehors du nemeton.


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