25 juin 2018 ~ 0 Commentaire

Rituel

mercurius - Copie - Copie - Copie

Le rituel en groupe peu être un moment partagé fort. Le rituel solitaire est aussi agréable. Les groupes paiens actuels ont chacun leur manière de ritualiser et faute de documentations suffisantes, elles tentent de retrouver ou reconstruire les rites anciens. De nos jours, il n’y a plus de sacrifice d’animaux, mais on continue de sacrifier au feu ou dans la cella des aliments et des liquides. Les rites comportent la circumambulation, attestée et jadis pratiquée autour de la cella dans la partie sacrée appelée la galerie. L’est a toujours eu son importance, la cella devait recevoir les premiers rayons du soleil. Aujourd’hui la configuration est la même bien que pratiquée en plein air. Un péribole démarquant le pronaos, soit le périmètre, et au centre la cella recevant les offrandes, constituent l’espace sacré appelé Nemeton.

 

Selon l’époque de l’année, on peut s’adresser là la divinité ou aux divinités voir parèdres propres à celles que l’on souhaite honorer. Car il est courant dans le paganisme, d’unir un dieu et une déesse, Rosmerta et Mercurio pour l’abondance, Nantosuelte et Gobanos aussi appelé Sucellos pour le foyer et les paysans, Sirona aussi appellée Dirona ou Thirona, et Grannos pour la guérison.

Il devient courant dans les groupes, d’ajouter des prières en celtes ancien reconstruit ajouté aux textes en français. On prie à l’est, d’autres prient en cercle mais respectent la Circumambulation et les offrandes au centre du nemeton. Une bougie et un bol d’eau sont placés, certains ajoutent aussi des plumes pour l’air et une pierre pour la terre. De l’encens est souvent allumé.

 

La prière en celtique ancien reconstruit que je propose ici est sobre et simple afin de respecter le mieux possible l’esprit ancestrale. Pour remercier, ou dit Diolco, et Godio pour prier. Les déclinaisons sont importantes. Voici-en, chacune dédié à la divinité pour laquelle on souhaite prier ou remercier.

 

Diolco to deo Taranin nemi to snibo dede nerton ac glauon ac goron.

Merci à Taranis dieu céleste qui nous offre la force, la pluie et la chaleur. 

 

Diolco to dea Rosmertan diaras to snibo dede betun in magoisu ac in olcasu ac in uidusu.

Merci à Rosmerta déesse de la terre qui nous offre la nourriture dans les champs, les prés et les bois.

 

Diolco to deo Mercurio (Cissonius / Uisucius) tectouirus inter dumnei ac bitou.

Merci à Mercure (Cissonius et Uisucius sont les noms celtes pour désigner Mercure et dont les inscriptions ont été les plus nombreuses) dieu des voyageurs, entre le monde noir et la vie.

 

Diolco to dea Nantosuelte tegi ac diolco to deo gobanos gobanus ac uarinas.

Merci à Nantosuelte déesse de la maison / du foyer et merci à gobanos dieu des forgerons et des paysans.

 

Diolco to dea Sironan iaci ac diolco to Grannon iaci.

Merci à Sirona déesse de la guérison et merci à Grannos dieu de la guérison.

 

Diolco to dea Herecuran amerson genatan nemi ac diaras ac carantian dumni. Esi inter Dumnei ac diara ac nemei. Diolco to dumnon.

Merci à Herecura déesse des saisons, fille du ciel et de la terre et épouse du monde noir. Tu es entre le monde noir, la terre et le ciel. Merci au monde noir.

 

Diolco to deo cernunnon dumni ac bitui

Merci à cernunnos dieu du monde souterrain et de la vie

On peut dire aussi Diolco to dumnon, merci au monde souterrain

 

Alors, une galette ou une offrande est déposée dans la cella sur le dumnos, et l’on verse aussi un liquide lequel est de l’eau, de l’alcool, du vin, du lait ou autre liquide. l’offrande, appelé adberto et ayant aussi le même sens que sacrifice, est offert aux dieux et aux défunts. Les oiseaux messagers des dieux, ceux emportant jadis l’âme des guerriers vers le ciel, pourrons se nourrir. Le sol est symboliquement le monde des esprits et des morts, de la mort vient la vie. Le sol est aussi le monde des divinités de l’en bas, ou ayant un rapport avec le monde souterrain, tel que Cernunnos dieu de vie et de mort, mercurio protégeant les vivants et guidant les morts, Erecura apportant la saison sombre et la saison claire.

En jetant ou déposant l’offrande, on peut dire To dumnon, pour le monde noir. To dumnon ac regeniabo, pour le monde noir et les ancêtres. To regeniabo, pour les ancêtres.

On peut tourner autours de la cella, du dumnos.

 

Les rituels sont parfois conclues en groupe par le partage d’une corne remplie d’hydromel passée d’une main à l’autre et bues chacun son tour, on peu en verser un peu au sol. Cette pratique est attesté par Jules cesar évoquant les anciens bisons d’Europe et des orochs dont les cornes étaient recherchées pour les banquets solennels. Il écrit dans le livre VI de la guerre des Gaules, concernant ce qu’il nomme la Germanie «  ceux qui ont tué le plus de ces urus en apportent les cornes en public, comme trophée, et reçoivent de grands éloges. On ne peut les apprivoiser, même dans le jeune âge. La grandeur, la forme et l’espèce de leurs cornes diffèrent beaucoup de celles de nos boeufs. On les recherche avidement, on les garnit d’argent sur les bords, et elles servent de coupes dans les festins solennels« . On utilise cependant plus généralement une corne de bovin.

 

Vers la fin du rituel, une pensé peut toujours être dite.

Lorsque l’eau est versé et la bougie éteinte, le rite est terminé.

Dans les groupes, un festin suit généralement le rituel.

 

Dans l’antiquité, le rituel commençait d’abord par les offrandes des produits du sol, aliments de blé (pain, galette) et vin. Puis la prière se déroulait tout au long de la cirumambulation autours de la cella. Enfin, il fallait s’asseoir et observer le silence en face de la divinité ou de la cella qui l’incarnait.

 

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