07 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

Lacs et sources sacrés

circuit des bonnes fontaines - Copie - Copie

Les lacs, étangs et sources ont été dans les temps anciens, vénérés et dédiés aux divinités de la guérison. Soit Apollon et Hygie, mais aussi Sirona aussi mentionnée sous la forme de Dirona et Thirona ainsi que Grannos; Belenos, Icouellauna, Boruo et Damona. Il arrivât que Apollon, Sirona, Grannos, furent mentionnées ensemble. Les cultes des bonnes fontaines témoignent de cette tradition ancienne. Il est vrai que certaines sources se sont montrées bénéfiques pour la santé, tels celles contenant de l’iode pour la thyroïde, ou des oligo-éléments, ou encore des micro-organismes combattant les maladies dues aux bactéries.

La vénération des sources sacrées était répandue dans tout le monde antique concernant l’Europe et le monde méditerranéen. 

Pline l’ancien, dans son livre XXXI (31) traitant des remèdes des eaux, écrit « Sous des noms divers, elles augmentent le nombre des divinités et fondent des villes comme Puteoles dans la Campanie, Statyelles dans la Ligurie, Aix dans la province Narbonnaise« . Il indique « La cité de Tongres, dans les Gaules, a une fontaine fameuse (…) cette eau est purgative, elle guérit les fièvres tierces, et dissipe les infections calculeuses« .

Pline l’ancien énumère quelques capacités des eaux curatives « Suivant leurs espèces, ces eaux sont bonnes aux nerfs, aux pieds, aux hanches, aux luxations, aux fractures. Elles purgent, elles guérissent les plaies; elles sont en particulier bonnes pour la tête et les oreilles; celles de Cicéron sont bonnes pour les yeux« , et « Dans la même contrée de la Campanie sont les eaux de Sinueuse, qui, dit-on, guérissent la stérilité chez les femmes et la folie chez les hommes« , « Les sources Leucogées, entre Putéoles et Naples, sont bonnes pour les yeux et les plaies« . Il note aussi, que la présence d’anguilles dans l’eau indique pour les populations une eau saine « Le limon est le défaut des eaux : cependant si une rivière limoneuse est remplie d’anguilles, cela passe pour l’indice que l’eau en est salutaire« .

Il était offert à ces lacs et étangs sacrés des métaux précieux tels que l’or ou l’argent, en Aquitaine particulièrement, près du temple de Tolossa aujourd’hui Toulouse. Toutes ces richesses, dont il était interdit de porter la main aux offrandes, ont été par la suite pillés dans ces lieux connus à l’époque.

Strabon écrit « la version de Posidonius semble plus vraisemblable : il fait remarquer que les richesses trouvées à Tolossa, soit dans l’enceinte du temple, soit au fond des lacs sacrés, représentaient une valeur de 15000 talents, toute en matières non travaillées, en lingots d’or et d’argent bruts« , il ajoute « comme la contrée est très riche en mines d’or, et que les habitants (Posidonius n’est pas seul à le dire) sont à la fois très superstitieux et très modestes dans leur manière de vivre, il s’y était formé sur différents points des trésors. Les lacs ou étangs sacrés notamment offraient des asiles sûrs où l’on jetait l’or et l’argent en barre« .

 

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