06 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

Les trois mondes

SUNP2082 - Copie (2)

Dans le monde antique, et dans de nombreuses civilisations, il existait ce que l’on appelait le monde chtonien qui est le monde souterrain, et le monde ouranien qui est le monde céleste.

Le monde intermédiaire étant celui du vivant. C’est pourquoi l’arbre sacré était de moyen d’honorer les dieux et déesses, car il lie le monde souterrain, vivant et céleste à celui des humains et des animaux. En effet, les humains s’adressaient aux divinités par les arbres, et les divinités s’adressaient aux humains par les animaux. (voir l’arbre sacré et les animaux).

En celtique ancien, le monde céleste s’appelle l’albios, et le monde souterrain s’appelle le dumnos, ou dubnos, signifiant littéralement le monde noir, du en breton et gallois, dubh en irlandais et gaélique. Les défunts sont honorés en déposant les offrandes (fèves, galettes, vin, eau…) au sol. Le ciel concret se nomme nemos, nom que l’on attribue aussi au nemeton. Mais l’Albios représente le ciel en tant que monde blanc et proche des dieux célestes. Ainsi nommait-on les Alpes, l’Albia, les hautes terres touchant le ciel, et les terres de l’Ecosse. Albios peut aussi provenir du latin, alba, signifiant blanc. On perçoit aussi ce mot, écrit Albius, à Aignay-le-duc en Cote d’or, dans une inscription l’associant à la désse Damona. Aussi est t’il établi qu’il puisse s’agir d’un équivalent à  Apollon le solaire, bien que les sources curatives soient liées au monde souterrain.

On nomme communément le monde du vivant par le bitus. En gallois bywyd, en breton buezh, en irlandais et gaelique beatha, mais aussi en latin bio. Ce monde concerne le règne animal et végétal.

Dans un nemeton, nom que l’on donne au sanctuaire et dont le nom évoque à la fois le sacré et le céleste, les offrandes étaient déposées dans la cella centrale qui était un espace sacré. Tandis que les officiants circulaient autours de la cella dans la galerie dans le sens du soleil et de la rotation des étoiles.

Plus tard, les temples de pierre remplaçant les temples de bois, les autels de pierre se furent distingués aux divinités, élevés en hauteur pour les divinités ouraniennes, et creusées dans le sol pour les divinités chtoniennes. Le monde ouranien est symbolisé par l’oiseau, lequel accompagne le dieu céleste, comme jupiter ou taranis. Le monde chtonien est symbolisé par le serpent, lequel accompagne le dieu cerf, ou la déesse de la guérison et des eaux curatives.

Les dieux et les déesses ne sont cependant pas tous fixés dans un monde particuliers, certains d’entre eux sont des passerelles entre les mondes souterrains, terrestres et célestes.

Mercure ou hermes, appelé par de nombreuses appellations dans les Gaules dont Uisucius et Cissonius, est de ceux-là, dont la coiffe orné d’ailes évoquent l’oiseau, et le caducée représente deux serpents. Il protège les humains incarnés dans le vivant, et accueil les âmes des défunts pour les accompagner dans l’au-delà. Ainsi il est tout à la fois chtonien et ouranien.

Les divinités des eaux sortant de terre portent des noms que l’on a vu céleste, Grannos et Thirona (Sirona). Il est vu l’Irlandais et le gaélique Ghrian signifiant le soleil, et que l’on a rapproché de Grannos. Celui-ci étant associé à Apollon, lui-même étant solaire. Thirona peut avoir une double signification tout autant poétique, que l’on peut rapprocher du gallois Seren signifiant astre, étoile, mais aussi Thir ou Tir signifiant terre ou sol. Thironos, qui vient du sol, Thirona au feminin. Ainsi Grannos et Thirona sont chtonien par leur fonction, et ouraniens par leur essence car fils et fille célestes dont le nom est resté céleste.

Herecura, l’aimée, cheredig en gallois, est la déesse des saisons associée à Proserpine, ainsi que la parèdre du Dis Pater régnant sur le monde souterrain. Comme Proserpine, elle ouvre la saison claire au début des semis, et ouvre la saison sombre à la fin des récoltes. Elle est ouranienne pas essence et durant la période claire, et est chtonienne de par son lien avec le Dis Pater et durant la saison sombre.

Du reste, les autres dieux et déesses ont une place bien défini. Nantosuelte la déesse du foyer, de la maison et de la famille, ainsi que gobanos le dieu des paysans, forgerons et guerrier lorsque les paysans forgent leurs armes, sont liés au monde du vivant et en particulier de la société humaine. Rosmerta en tant que terre nourricière est aussi liée au vivant et à la société humaine.

Taranis, en gallois Taran, maître du ciel et de toutes les manifestations célestes, et probablement Belisama déesse de la sagesse et des artiste qui fut associée à Minerve, sont liés au monde ouranien.

Cernunnos, en gallois Corniog, de sa position assise, est vu comme un dieu chtonien, mais aussi l’énergie de vie.

 

 

 

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