16 mai 2019 ~ 0 Commentaire

le mois de l’été

esteban - Copie

Le calendrier de Coligny, que l’on estime celtique, est le seul calendrier lunaire complet nous étant parvenu, concernant le territoire celtique en particulier Ambari ou Sequani. Il est possible qu’il eut existé d’autres calendriers celtiques dans les Gaules, tout comme il eut existé plusieurs calendriers dans la Grèce ancienne selon les cité-états ou populations.
Il est actuellement deux approches différentes, mais toutes deux respectables, sur la manière de le placer dans le temps et de débuter l’année lunaire. En effet, le premier mois de l’année lunaire se nomme Mid Samonios, le mois de l’été. Aussi ce mois comporte une inscription, Tri Noction Samoni, ou trinosam, signifiant les trois nuits de l’été, aussi appelés les trois nuits de Samonios. Ceux qui observent le folklore irlandais, placent la lune du mois de Samonios vers le mois de novembre, et assimilent les trois nuits de Samonios à la Samain qui est l’équivalent de la Toussaint Irlandaise. Ce modèle est généralement celui observé dans  le reconstructionisme druidique, et semble davantage accepté en France. Il est une deuxième manière de placer le mois de Samonios, qui est le mois de l’été, en le faisant débuter vers le mois de juin, soit vers le solstice d’été. Le mois de l’été est en opposition au mois de l’hiver, aussi les mois intercalaires sont placés avant le mois de l’été ou de l’hiver, cela nous rappelle le calendrier Saxon décrit par Bede Venerabilis. Si l’on prend alors ce modèle, on remarque que le mois celtique du cerf, Elembiuios, correspond au mois attique Elaphebolion lui même mois du cerf et situé vers le mois de mars. Cette approche est plutôt le fait de scientifiques et d’archéologues plus neutres par rapport au folklore irlandais, elle semble d’avantage acceptée dans les pays anglo-saxons.

 

Ici, je vais présenté le calendrier de coligny par la deuxième version, comme si celui-ci débutait à la lune proche du solstice d’été. (dans un autre article, je présente la première version)

 

Le mois intercalaire, soit le treizième mois (MID XIII), a été traduit par « cet autre ». Nous pourrions voir aussi à travers ce mot, la forme latine In Caelo, signifiant « dans le ciel », ce qui en ferait le mois du ciel.

(vers juin) Le mois de Samonios est traduit par le mois de l’été (irlandais et gaelique Samhradh). Il comporte la fête des trois nuits de l’été que l’on pourrait comparer aux trois nuits des Hyacinthies chez les doriens de la Grèce ancienne, et des grandes Dyonysies dans le reste de la grèce. 

(vers juillet) Le mois de Dumanios, traduit par le mois des fumigations, peut aussi désigner le monde noir, le dumnos, duquel émerge les moissons et l’abondance offert par le Dis Pater. (breton du, irlandais et gaelique dubh)

(vers aout) Riuros, traduit par le mois des gelées (gallois rhew) est aussi traduit par le mois gras (gallois rhef (riv) signifiant gras, épais) et peut évoquer les récoltes. En période estivale avait lieu d’assemblé des Gaules, le 1er aout au sanctuaire fédérale des trois Gaules après adoption du calendrier romain.

(vers septembre) Le mois de Anagantios est traduit pas le mois où l’on ne voyage pas. De manière analogue, il peut être traduit par le mois de l’interdiction (gallois naga et nagio signifiant refuser, interdire)

(vers octobre) Le mois de Ogronios a été traduit par le mois du froid. Il est difficile de réellement connaitre la signification de ce mot.

(vers novembre) Le mois de Cutios, ou Gutios, a été traduit par le mois de la voix (irlandais guth). Ce pouvait aussi être le mois des veillées, des contes et des chants. Le mot Cutios, en latin, signifie aussi la peau.

(vers décembre) Le mois de Giamonios a été traduit par le mois de l’hiver (irlandais geimheadh, gaelique geamhradh, gallois geaf (giav)). En latin, l’hiver s’est aussi appelé Hiems. Ce mois est marqué des inscription NSDS, dont les initiales sont difficiles à interpréter, et se trouvant opposé aux trois nuits de l’été. Nous pouvons surement évoquer Noct, la nuit. Cet événement correspondait probablement aux neuf jours des Karneia chez les doriens de la Grèce ancienne, et des petites Dyonysies dans le reste de la Grèce.

(vers janvier) Le mois de Simiuisonnos a été traduit par « demi-soleil ». La traduction de ce terme reste difficile, il renvoie aussi au mot Simiuis gravé sur la plaque du mois de Ciallos. 

(vers fevrier) Le mois de Equos a été traduit par le mois du cheval, provenant du latin Equo.

(vers mars) Le mois de Elembiuios a été traduit par le mois du cerf (gallois Elain), il correspond par ailleurs au mois attique de la grèce ancienne Elaphebolion, dédié à Artemis Elaphebolos, Artémis des cerfs.

(vers avril) Le mois de Edrini ou Aedrini a été traduit par le mois de la chaleur, mais il est plus vraisemblablement le mois de la passion (gallois aidd signifiant passion, ardeur). C’est le moment où le sol retrouve ses forces et émerge une profusion de fleurs et d’herbes. On peut aussi voir sous le nom de Edrini le mot oiseau (gallois ederyn, adar, signifiant l’oiseau).

(vers mai) Le mois de Cantlos a été traduit par le mois du chant (gallois cathl). Nous pouvons aussi rapprocher le mot cantlos par les mots gallois cantel et cantelog signifiant plein, déborder. Une manière de célébrer la profusion de ce mois clément.

 

 

 

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