30 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

Les classes sociales

SUNP2284 - Copie (2)

La société celtique était une société très hiérarchisée et organisée. Il existait plusieurs castes, celles-ci comprenaient plusieurs fonctions de degrés divers. Les référents spirituels soit les druides, ainsi que les devins et les poètes, appelés Vates et Bardes. Les druides de chaque nation étaient eux mêmes soumis à un chef des druides. La classe guerrière soit la chevalerie. Les nobles, dont le roi, et les familles ayant hérité des hauts faits de leurs ancêtres. Les paysans constituant surement la majorité de la population. Et les clients, soit les esclaves, mais plus exactement les celtes ayant tout perdu et ayant trouvé refuge et hospitalité chez les nobles. Ils participaient aux travaux domestiques, et avaient le devoir de rester fidèles à leur maître. Contrairement aux castes hindoues, un celte pouvait changer de statut au cours de sa vie, il pouvait passer de noble à client, ou de paysan à noble s’il s’illustrait par un acte de bravoure remarquable, et de jeune laïc à druide. ce dernier passait ainsi de sujet du roi, à conseiller du roi. Le fossé social devait être très profond entre noblesse et paysannerie, au vue de l’extrême raffinement des parures, et d’un pouvoir absolu sur autrui.

Chaque nation comprenait deux familles nobles et rivales auxquels se rangeaient la population selon ses aspirations, l’une des deux familles obtenaient la majorité du consentement de la nation.

Julius Caesar, dans son ouvrage sur la guerre des Gaules, nous présente une grande partie de ces castes. Il écrit au livre VI (7) chapitre XI (11) « Dans la Gaule, ce n’est pas seulement dans chaque ville, dans chaque bourg et dans chaque campagne qu’il existe des factions, mais aussi dans presque chaque famille : ces factions ont pour chefs ceux qu’on estime et qu’on juge les plus puissants ; c’est à leur volonté et à leur jugement que sont soumises la plupart des affaires et des résolutions (…) Ce même principe régit souverainement toute la Gaule : car toutes les cités sont divisées en deux partis« .

« Tous ces druides n’ont qu’un seul chef dont l’autorité est sans bornes. À sa mort, le plus éminent en dignité lui succède ; ou, si plusieurs ont des titres égaux, l’élection a lieu par le suffrage des druides« .

« Le désir de l’instruction attire auprès d’eux un grand nombre de jeunes gens qui les ont en grand honneur (L6, ch 13) Séduits par de si grands privilèges, beaucoup de Gaulois viennent auprès d’eux de leur propre mouvement, ou y sont envoyés par leurs parents et leurs proches (L6, ch 14) »

Livre VI (6) chapitre XV (15) « La seconde classe est celle des chevaliers (…) proportionnent à l’éclat de leur naissance et de leurs richesses le nombre de serviteurs et de clients dont ils s’entourent‘.

Posidonios d’Apamée, décrivant un banquet, observe que les classes sociales sont respectés dans l’ordre selon une disposition hierarchisée chez un particulier. Il écrivit « Quand les convives sont nombreux, ils s’asseyent en cercle, et la place du milieu est du plus grand personnage, qui est comme le coryphée du chœur : c’est celui qui se distingue entre tous par son habileté à la guerre, par sa naissance ou par ses richesses. Près de lui s’assied celui qui reçoit, et, successivement de chaque côté, tous les autres, selon leur rang plus ou moins élevé« . 

Dans les Gaules, le chef de la nation, ainsi que le chef de guerre, étaient élus chaque année par la nation. Strabon écrivit au livre IV (4) chapitre III (3) «  La forme de gouvernement la plus répandue autrefois chez les peuples gaulois était la forme aristocratique : en vertu d’un usage immémorial, chacun d’eux tous les ans se choisissait un chef, et, de même, en cas de guerre; chaque armée élisait son général. Mais aujourd’hui ils relèvent presque tous de l’administration romaine« . Le vêtement pouvait caractériser l’appartenance à sa classe sociale. Plus les couleurs de la saie étaient vives, plus il était d’ornement de cuivre, de bronze ou d’or, et plus la personne avait un statut important. Strabon écrivit au livre IV (4) chapitre V (5) « ils se couvrent de bijoux d’or, portent des colliers d’or autour du cou, des anneaux d’or autour des bras et des poignets, et leurs chefs s’habillent d’étoffes teintes de couleurs éclatantes et brochées d’or« .

 Le Magistrat, en pays Hedueni, se nommait le Vergobret (Uer Gobretos), Il donnait le verdict d’un proces et peut être considéré comme un juge. Cesar écrivit au livre I chapitre XVI (16) « Ce dernier occupait la magistrature suprême que les Héduens appellent vergobret, fonctions annuelles et qui confèrent le droit de vie et de mort« . Pline l’ancien nous parle des stylets de bouleaux utilisés par les magistrats des Gaules, car les gaulois gravaient sur des planches de bois couvertes d’un mélange de graisse et de suie formant une couche noire. Il écrivit au livre XVI (16) chapitre XXX (30) « Le bouleau est un arbre de la Gaule, très blanc et très élancé. Il figure dans les faisceaux redoutables des magistrats; on l’emploie aussi à faire des cercles et les côtes des corbeilles« .

Concernant les esclaves, ou clients, Pline l’ancien nous indique que ces derniers portaient une tunique de pourpre dans les Gaules, teinte à base d’airelle. Il écrivit au livre XVI (16) chapitre XXXI « Il faut des lieux humides au saule (…) il en faut de même au vaccinium, cultivé en Italie, et employé par les marchands d’esclaves, et au vaccinium dont on fait dans les Gaules une pourpre servant à la teinture des vêtements des esclaves. » Julius Caesar écrivit au livre VI (6) chapitre XIII (13) « La plupart, accablés de dettes, d’impôts énormes, et de vexations de la part des grands, se livrent eux-mêmes en servitude à des nobles qui exercent sur eux tous les droits des maîtres sur les esclaves« . Les clients, ou esclaves, devaient loyauté et fidélité à leur maître en toute circonstance. Julius Caesar écrivit au livre VII (7) chapitre XL (40) « Litaviccos s’enfuit à Gergovie, suivi de ses clients ; car, selon les moeurs gauloises, c’est un crime d’abandonner son patron, même dans un cas désespéré« . Durant les banquets, l’esclave servait la boisson à la cour et aux invités, Posidonios d’Apamée écrivait « L’esclave fait circuler de droite à gauche : c’est ainsi que se fait le service« .

 

 

 

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