18 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

Beltaine – la période claire

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Beltaine est le nom que l’on donne aujourd’hui à la célébration de la période claire dans les pratiques d’inspiration celtique. Le nom est tiré des écrits irlandais et associé à des éléments de la littérature médiévale irlandaise. Si les passages aux périodes sombres et claires ont bien été célébrés durant l’antiquité par de nombreux peuples, le nom de beltaine se doit d’être appréhendé avec prudence. Celle-ci est associée aux divinités de Belisama et de Belenos ou Beleinos, traduits par « la très brillante » et « le très brillant » lequel a été associé au soleil. Le nom de Bel, interprété comme étant la lumière, vient du mot slave beli et lequel signifie blanc. Dans de nombreuses langues slaves, comme le russe, le croate, le tchèque, le slovaque, le polonais, l’ukrainien, le macédonien, ont toutes une parenté avec ce mot pour désigner le blanc. Cependant, blanc se dit Gwyn (win) en gallois, gwen (wen) en breton, et certes geal en irlandais (ou ban) et breton. Il a été reconstruit par le mot Uindo. Belisama, laquelle fut associée à Minerve sur la pierre de St Lizier, peut aussi avoir pour racine Bello, signifiant guerre en latin, et propre à évoquer une déesse ayant les fonctions guerrières de la Minerve romaine.

Il y a deux manières, de nos jours, à célébrer Beltaine, la manière solaire et la manière lunaire. Les dates sont le 1er mai pour la date solaire, et la pleine lune du mois de Giamonios tiré du calendrier Sequani de Coligny. Cette dernière date pose toutefois une interrogation, car le Mid Giamonios signifie le mois de l’hiver, et ne saurait se trouver au mois de mai. Toutefois, il est sûr que les celtes fixaient leurs dates avec la lune, et que leur été devait débuter de la même manière et aux mêmes périodes que celui des grecs attiques avec les grandes dionysies, des lacedemoniens avec les hyacinthies, et des angles et les saxons avec la déesse Eostre, dont le nom fut renommé en Ostara.

En Grèce comme en pays Angle et saxon, ces festivités entraînaient jeux, banquets et célébration aux divinités. Il devait en être de même chez les celtes. 

Ayant peu voir aucune information sur la célébration d’une beltaine celtique, nous pouvons nous intéresser ici à ce que pratiquaient les autres civilisations à cette même période.

Ainsi, Bede Venerabilis, en décrivant le calendrier anglais païen, écrivait ceci au sujet du mois lunaire de Eostre situé vers le mois d’avril : Eostur-monath est maintenant connu comme étant le mois de Easter (Pâques), c’est aussi le nom de la déesse Eostre, honnorée dans les festivals et donnant aussi son nom à la saison de Easter (Printemps). La joie aujourd’hui de fêter Pâque est toujours aussi grande que celle des festivals anciens« . En effet la fête de pâques est aussi appelé easter dans les pays anglo-saxon. Le mot easter désigne à la fois le printemps et pâques, et découle du nom de la déesse. Il écrivit aussi « Avril, Eostur-monath » indiquant sa période et signifiant le mois d’Eostre.

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Représentation d’une des faces du chaudron de Gundestrup, sur lequel un personnage semble tenir une roue, tenue également par un personnage plus important. Sous le premier personnage coiffé d’un casque à corne de taureau, comme sur les casques ritueliques de Vesko, rampe un serpent. Des griffons vont vers la gauche, et des loups vont vers la droite. Nous pouvons penser qu’il s’agit de Proserpine ou Persephone tournant la roue solaire de Iovis ou Zeus.

Tout comme le calendrier sequani de Coligny, comportant le mois de l’été et le mois de l’hiver,  le calendrier lunaire angle ne comportait que deux saisons soit l’hiver et l’été. Bede Venerabilis écrivait « En outre, une année comportait deux saison, soit l’hiver et l’été, distribués de manière à ce que l’été comporte six mois au cours desquels les jours sont plus longs que les nuits, et l’hiver comporte six mois au cours desquels les nuits sont plus longues que les jours. Par conséquent, le mois de Vuinter-fylleth se compose de deux mots, hiver et pleine lune, car cette lune indique le début de l’hiver« .

En Grèce, en particulier chez les attiques (de Athènes), étaient célébrées les petites dionysies et les grandes dionysies selon les mois lunaires attiques. Les grandes dionysies se déroulaient vers mars et avril, les dates sont aléatoires et sont environs du 9 au 14 du mois de Elaphebolion  le mois du cerf, lequel n’est pas sans rappeler au passage le mois sequani Elembiuios.

Ces festivités étaient l’occasion de spectacles et théâtres, compétitions des arts et poésies. 

Inspirés des grecs, les romains fêtèrent les bacchanales, de bacchus, mais cette fête fut interdite par la suite à cause des scandales qu’elle provoquait. 

Aux racines de ces célébrités, sont un culte à la terre et la fertilité. En effet, la déesse Persephone passait six mois de l’année dans le monde souterrain à la fin des récoltes, et revenait six mois de l’année sur terre au début des semis. Ces périodes de six mois, séparant la période sombre et la période claire, se composaient de six mois d’hiver et six mois d’été. Il est possible que les tribus celtiques et germaniques aient conservés la célébration originelle du retour de la déesse pour fertiliser le sol et apporter la belle saison. Si les romains on donné le nom de Proserpine à la déeese grecque Perséphone, les celtes lui ont donné le nom de Aeracura ou Herecura, il se peut aussi que la déesse Eostre soit une autre représentation de Perséphone.

 

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